Encore appelé CSP, le conseil stratégique phytosanitaire permet de délivrer à l’agriculteur, un conseil neutre qui lui permettra d’inscrire ses achats et ses pratiques dans une logique pluri annuelle. Cette démarche comprend bien sûr, la maîtrise des doses et de réduction.

Retour sur…

  • 2021, la loi EGALIM sépare le conseil « phytos » de la vente des produits
  • Les ZNT riverains imposent des distances minimales de traitement
  • 2023, les « éco régimes » remplacent le paiement vert dans la PAC
  • 2023, l’éco régime rime avec mesures en faveur de l’environnement ou du climat
  • Une des voies pour accéder à l’éco régime repose sur une évolution des pratiques agronomiques, une autre reconnait la mise en place d’Infrastructures Agro Écologiques (IAE)

Le conseil stratégique phytosanitaire, de quoi s’agit-il ?

Le texte de la loi EGALIM sépare donc les deux activités de « conseil » et de « vente » pour les produits de défense des cultures. Concrètement, une même entreprise ne pourra plus conseiller et vendre ces produits.

Pour quoi faire ?

La loi veut garantir un conseil indépendant aux agriculteurs. Le premier objectif est d’abord la réduction des usages et les nombreuses conséquences qui en découlent. Impact sur l’économie de l’exploitation, l’environnement, la qualité des productions agricoles, la protection des eaux souterraines et des captages d’eau potable, …

Pour qui ?

Tous les agriculteurs devront présenter le document attestant avoir reçu un conseil stratégique pour leurs plans d’utilisation de phytos. Ce Conseil Stratégique Phytosanitaire (CSP) sera utile (contrôlé) lors :

  • Du renouvellement de leur Certiphyto de type « décideur » ;
  • D’un contrôle phyto (dans le cadre de la conditionnalité ou mesure BCAE).

Exceptions

Pas de CSP pour les exploitations BIO ou en cours de conversion, ni pour les exploitations certifiées HVE.

Dans la pratique, déploiement progressif

D’ici au 31 décembre 2023, aucun CSP ne sera exigé.

En 2024 et 2025, un CSP sera demandé, daté de moins de 3 ans.

A partir de 2026, l’agriculteur devra présenter 2 CSP espacés d’au moins 2 ans et d’au maximum 3 ans.

Comment obtenir son conseil stratégique phytosanitaire, CSP ?

Les organismes indépendants ne pratiquant aucune vente de phytos demandent leur agrément auprès des services de l’État. Ainsi, les Chambres d’agriculture et les Cerfrance ont obtenu leur accréditation.

Vous pouvez dès maintenant solliciter, par exemple, votre technicien PAC / Environnement, et jouer la carte de l’anticipation.

Pour tout renseignement dans les départements :

  • Cher : C. Renaudat, 02 48 23 30 77
  • Eure-et-Loir et Loiret : M. Beauvais, 02 38 28 23 04
  • Nièvre : A. Martin, 03 86 84 69 11

Au-delà du cadre réglementaire, le CSP concrétise la transformation que connait notre agriculture depuis plusieurs années. Responsable et solidaire, elle assure ainsi sa mission de production en participant, à son échelle, à la défense et à la préservation des ressources et de l’environnement.