Annoncé par la ministre de l’Agriculture fin janvier 2026, une enveloppe nationale de 35 millions d’euros a été attribuée. Elle permet d’apporter une aide aux exploitations de la filière céréalière et protéagineuse, durement touchées par des conditions météorologiques difficiles et un contexte de prix de marché défavorable.
Des déclinaisons régionales, voire départementales
Ce fonds d’urgence a été ensuite répartie entre les régions, puis par département. Les préfets ont la liberté d’adapter les règles d’attribution et les modalités pratiques de demande d’aide, souvent dans le cadre des cellules d’échanges avec les organismes professionnels.
Attention aux conditions
Pour prétendre à l’aide (6 000 € maximum), il faut :
- Être exploitant agricole à titre principal (en individuel, GAEC, EARL, ou sous une autre forme de personne morale à objet agricole où au moins 50 % du capital est détenu par des exploitants à titre principal),
- Déclarer à la PAC 2025 une proportion suffisante d’assolement en céréales et protéagineux,
- Justifier d’une baisse de l’EBE du dernier exercice connu par rapport à la moyenne des dernières années. Exception faite aux les jeunes installés qui pourront être exonérés de cette condition).
Pour les deux derniers critères, les conditions d’obtention différent selon les départements. En effet, ces derniers peuvent également ajouter des conditions complémentaires (exemples : SAU minimum, calcul de l’EBE/ha, ne pas avoir plus de 10% de cultures industrielles dans l’assolement…)
Dans tous les cas, vous devrez respecter le seuil des minimis agricoles. Vous ne devez pas dépasser 50 000 € d’aides cumulées relevant des minimis sur une période de 3 ans.
Conclusion
Ainsi, les dossiers de demandes d’aide à la filière céréalière et protéagineuse sont disponibles sur les sites des DDT qui se sont également organisés pour répondre aux questions. La plupart des dispositifs se termineront à la mi-mars. Dépêchez-vous !
Si besoin, n’hésitez pas à prendre contact avec votre comptable Cerfrance Alliance Centre.